SIRPA JALKANEN CONSEILLE DE «FONCER!»

Sirpa Jalkanen
Chercheuse and co-fondatrice de BioTie et Faron

Si vous avez trouvé quelque chose de potentiellement exploitable, foncez!

Sirpa Jalkanen, chercheuse et co-fondatrice de deux sociétés de biotechnologie: BioTie Therapeutics et Faron Pharmaceutical

  • Faron est une société spécialisée dans la découverte et le développement de médicaments de stade clinique
  • BioTie est quant à elle spécialisée dans la mise au point de médicaments plus précisément de produits destinés à traiter les affections neurodégénératives et les troubles psychiatriques
  • L’une des trois lauréates du Prix de l'Union européenne pour les femmes innovatrices

Sirpa Jalkanen est enseignante à l’Université de Turku (en Finlande), spécialisée dans le domaine de la médecine biomédicale et clinique. En association avec son mari, elle a fondé deux sociétés de biotechnologie qui développent des médicaments contre le cancer et les inflammations dangereuses, comme le syndrome respiratoire aigu, l'arthrite rhumatoïde, les maladies inflammatoires de l'intestin et les maladies chroniques du foie. Les cibles des médicaments sont uniques et basées sur ses découvertes.

 

WEgate: Pouvez-vous nous en dire plus sur vos sociétés de biotechnologie?

 

Sirpa Jalkanen: BioTie Therapies emploie environ 40 personnes et Faron Pharmaceuticals dix personnes. Cependant, Faron externalise de nombreuses activités en fonction des besoins, si bien que le nombre des personnes employées indirectement varie entre 30 et 50.

 

Le potentiel dans ce secteur pharmaceutique est énorme car nous ciblons des maladies qui ne disposent d’aucun traitement efficace à l’heure actuelle. Normalement, les médicaments répondant à des besoins médicaux non satisfaits deviennent des produits vedettes, et représentent des ventes de plus d'un milliard d’euros par an.

 

Quel événement ou quelle personne vous a incitée à lancer votre propre entreprise?

 

Nous avions des découvertes entre les mains mais aucune solution pour les développer à une échelle commerciale en Finlande car il n’existait pas de sociétés de biotechnologies à cette époque. Alors nous avons décidé (mon mari et moi) de le faire nous-mêmes et c’est alors que nous avons créé les entreprises.

 

À quelles difficultés avez-vous été confrontée quand vous avez décidé de lancer votre entreprise? Avez-vous reçu un soutien de certaines organisations?

 

Le plus gros problème est le financement car le secteur pharmaceutique a des phases de développement très longues et extrêmement coûteuses pour les nouveaux médicaments. Aucun véritable soutien de la part des institutions d’accueil n'était disponible à l’époque.

 

L’entrepreneuriat est toujours fréquemment considéré comme un territoire réservé aux hommes. Quels conseils donneriez-vous aux jeunes femmes qui veulent devenir des entrepreneures?

 

Si vous avez trouvé quelque chose de potentiellement exploitable, foncez! Faites appel aux conseils de professionnels, car la vie universitaire est très éloignée du travail dans l’industrie! Vous aurez besoin d’experts du droit, des finances et d'autres domaines pour vous aider.

 

Quel est l’aspect que vous préférez dans votre travail?

 

Par nature, je suis une «inventrice», j’essaie de résoudre des énigmes dans le domaine de la biologie/de la vie et je m’ennuie facilement quand je dois faire du travail de routine. C’est pourquoi j'ai besoin d’être entourée de gens compétents qui s’occupent des tâches de routine qui sont extrêmement importantes dans la recherche et le développement en raison de leurs exigences réglementaires.

 

Une citation ou une devise préférée?

 

J’en ai deux: «Ce n’est qu’en visant haut que le travail vaut la peine d’être fait», et «Je suis toujours debout».